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Longtemps réduit au diagnostic fourre-tout de SII ou de colopathie fonctionnelle, le SIBO reste une cause majeure de souffrance digestive chronique. Les témoignages de guérison montrent pourtant qu’une amélioration spectaculaire – voire une rémission complète – est possible lorsque le diagnostic est posé correctement et que le traitement est structuré. Ballonnements qui empêchent de travailler, diarrhées ou constipations invalidantes, perte de poids ou au contraire prise de poids inexpliquée : derrière ces symptômes, des patients racontent un même fil conducteur, celui d’une pullulation bactérienne dans l’intestin grêle enfin prise au sérieux. Ce sont ces récits de parcours, d’essais, d’erreurs et de réussites qui éclairent les stratégies les plus efficaces pour sortir durablement de l’enfer du SIBO.

Comprendre le SIBO avant la guérison : définition, mécanismes et critères diagnostiques

Dans les témoignages de guérison, une constante revient : tant que le SIBO n’est pas compris comme une dysbiose de l’intestin grêle et non comme une simple « digestion difficile », les approches restent partielles. Le SIBO – pour Small Intestinal Bacterial Overgrowth – correspond à une pullulation de bactéries normalement peu nombreuses dans l’intestin grêle. Il s’agit le plus souvent de bactéries commensales (par exemple Escherichia coli, Klebsiella), mais en excès, produisant des gaz (hydrogène, méthane, hydrogène sulfuré) beaucoup trop tôt dans le tube digestif. Cette fermentation précoce provoque ballonnements, douleurs, gaz, mais aussi maldigestion et carences nutritionnelles.

Les patients qui finissent par obtenir une rémission racontent presque tous un même schéma : diagnostics de SII posés par exclusion, examens lourds normaux (coloscopie, scanner, bilan sanguin), puis errance médicale parfois pendant des années. Les données récentes suggèrent pourtant que 30 à 50 % des personnes diagnostiquées SII présentent en réalité un SIBO objectivé. Plusieurs experts considèrent aujourd’hui le SIBO non comme une maladie isolée, mais comme la conséquence d’un trouble sous-jacent : dysmotricité de l’intestin grêle (complexe moteur migrant), séquelles d’infections digestives, hypothyroïdie, adhérences post-opératoires, prise chronique d’IPP ou d’opiacés.

Les témoignages de guérison les plus robustes insistent sur un point : parler de « soigner le SIBO » sans chercher pourquoi il est apparu expose presque mécaniquement à une rechute. Statistiquement, les études évoquent jusqu’à 45 % de récidives dans les 9 à 12 mois lorsqu’aucune cause n’est adressée. À l’inverse, lorsque la motricité est soutenue, que l’alimentation est ajustée et que les facteurs déclenchants sont identifiés, le SIBO peut devenir un épisode passé plutôt qu’une condamnation à vie.

Méthodes de diagnostic du SIBO dans les témoignages : test respiratoire au lactulose, glucose et culture du jéjunum

Les parcours de patients montrent trois grands types d’outils diagnostiques. Le plus courant est le test respiratoire au lactulose ou au glucose, réalisé à l’hôpital ou avec un kit à domicile. Après un régime de préparation pauvre en résidus sur 24 à 48 heures et un jeûne de 12 heures, la personne ingère un sucre (lactulose ou glucose) puis souffle régulièrement dans des tubes. Les laboratoires mesurent ensuite l’hydrogène et le méthane, parfois l’hydrogène sulfuré. Une élévation précoce de ces gaz signe une pullulation dans l’intestin grêle plutôt que dans le côlon. Les témoignages sérieux rapportent quasi systématiquement ce test comme étape clé de la guérison : sans mesure, difficile d’adapter le protocole et d’objectiver la rémission.

La culture du liquide jéjunal, obtenue par endoscopie, reste le « gold standard » théorique avec un seuil de ≥ 10³ UFC/mL, mais elle est invasive, coûteuse, et rare en pratique clinique. Quelques patients très suivis en centre spécialisé la mentionnent, surtout dans des cas complexes ou de récidives inexpliquées. En parallèle, certains praticiens proposent une analyse du microbiote fécal via séquençage de l’ARN 16S. Ces bilans apportent un éclairage sur les archées méthanogènes (Methanobrevibacter smithii) ou certaines bactéries sulfato-réductrices, mais ils ne suffisent pas à eux seuls à diagnostiquer un SIBO du grêle.

Un point crucial émerge des récits : sans préparation rigoureuse (arrêt d’antibiotiques 4 semaines avant, de probiotiques et plantes antimicrobiennes au moins 1 à 2 semaines avant, respect strict du jeûne), le test respiratoire génère des faux négatifs. Plusieurs personnes racontent avoir obtenu un test « normal » dans ces conditions, puis un test franchement positif une fois les consignes appliquées. Pour un suivi de guérison, les témoignages les plus solides décrivent toujours un test respiratoire de contrôle, permettant d’objectiver la baisse des gaz et d’ajuster le protocole plutôt que de se fier uniquement au ressenti.

Parcours de guérison SIBO par antibiothérapie ciblée : rifaximine, néomycine et stratégies de rotation

Cas clinique : protocole rifaximine + néomycine pour SIBO méthanogène (IMO) et normalisation du test respiratoire

De nombreux témoignages de SIBO méthanogène – rebaptisé IMO pour Intestinal Methanogens Overgrowth – décrivent une constipation sévère, des gaz très odorants et parfois une prise de poids malgré un appétit réduit. Dans ces cas, la rifaximine seule apporte souvent un soulagement partiel. Les récits de normalisation complète du test respiratoire mentionnent presque toujours une association rifaximine + néomycine ou métronidazole, sur 10 à 14 jours. La rifaximine agit principalement sur les bactéries productrices d’hydrogène, tandis que la néomycine ou le métronidazole ciblent les archées méthanogènes qui transforment cet hydrogène en méthane.

Un schéma typique rapporté : rifaximine 550 mg x3/j + néomycine 500 mg x2/j pendant 14 jours, suivi d’un test respiratoire au lactulose à 2 ou 3 mois. Plusieurs patients racontent être passés d’un pic de méthane supérieur à 20 ppm dès les 20 premières minutes à des courbes totalement normalisées, avec disparition quasi complète de la constipation chronique. Dans ces témoignages, le point commun est une prise en charge parallèle de la motricité intestinale (prokinétiques) et de l’alimentation, ce qui limite les rechutes.

Adaptation des posologies et durée de traitement selon le type de SIBO (hydrogène, méthane, H₂S)

Les témoignages détaillés insistent sur l’individualisation. Un SIBO à hydrogène isolé répond souvent à un seul cycle de rifaximine de 10 à 14 jours. Un profil mixte hydrogène + méthane, ou un IMO pur, nécessite fréquemment des combinaisons et parfois des durées plus longues, segmentées en plusieurs cycles espacés. Pour le SIBO à hydrogène sulfuré, les patients mentionnent des approches différentes : l’usage exclusif d’antibiotiques classiques semble moins constant, et beaucoup décrivent une combinaison d’antimicrobiens naturels (berbérine, origan, neem) avec un régime pauvre en soufre pour limiter la régénération rapide des bactéries sulfato-réductrices.

Comme pour tout antibiotique, la question des effets secondaires revient souvent. Les récits de réussite mentionnent un suivi médical régulier, un ajustement de la dose en cas de diarrhée importante, et surtout une durée de traitement définie à l’avance pour éviter les dérives. Plusieurs patients soulignent qu’un cycle trop court a mené à une amélioration fugace, alors qu’un protocole bien calibré sur la base du test respiratoire a permis une rémission durable.

Gestion des rechutes après antibiotiques : témoignages de cycles répétés et ajustements thérapeutiques

De nombreux patients relatent une première phase « miracle » après antibiothérapie, suivie d’une rechute 3 à 6 mois plus tard. Ces rechutes sont particulièrement fréquentes lorsque aucune cause sous-jacente n’a été corrigée (stress chronique, hypothyroïdie, dysmotricité du grêle, IPP pris au long cours). Les témoignages les plus instructifs décrivent alors une nouvelle stratégie : répétition des cycles antibiotiques, mais avec une rotation (rifaximine seule, puis rifaximine + métronidazole, puis passage à des antimicrobiens naturels) et ajout systématique de prokinétiques la nuit pour soutenir le complexe moteur migrant.

Certains patients expliquent ainsi être passés de plusieurs épisodes sévères par an à un rythme beaucoup plus espacé, avant d’atteindre une stabilisation. Cette gestion des rechutes repose aussi sur l’observation fine des signaux précoces : ballonnement qui réapparaît rapidement après les repas, alternance diarrhée/constipation, fatigue post-prandiale. En intervenant tôt, avec un court cycle d’antimicrobiens ou un renforcement du régime, plusieurs témoignages rapportent avoir évité de replonger dans un SIBO massif.

Suivi biologique associé : bilan hépatique, fonction rénale et surveillance des dysbioses coliques

Dans les parcours incluant plusieurs cycles d’antibiotiques, le suivi biologique est décrit comme un filet de sécurité indispensable. Les praticiens expérimentés demandent très souvent :

  • un bilan hépatique (ALAT, ASAT, GGT) avant et après traitement,
  • une créatininémie pour évaluer la fonction rénale,
  • une NFS pour surveiller une éventuelle cytopénie,
  • parfois un bilan du microbiote colique en cas de diarrhées persistantes.

Les témoignages de guérison durable soulignent un autre aspect : limiter au maximum l’impact sur le microbiote du côlon. La rifaximine, très peu absorbée, épargne en grande partie le reste de l’organisme, ce qui en fait un outil intéressant pour le SIBO hydrogène. Néanmoins, certains patients se retrouvent avec une dysbiose colique secondaire, surtout lorsque d’autres antibiotiques à plus large spectre ont été utilisés. Dans ces cas, une phase de reconstruction du microbiote de côlon (fibres adaptées, certains probiotiques ciblés) devient un pivot de la stratégie de rémission.

Guérison du SIBO par approche nutritionnelle : low FODMAP, régime spécifique glucidique (SCD) et protocole biphasique

Récits de transition vers le régime pauvre en FODMAP : phases, durée et réintroduction alimentaire

Les témoignages de patients soulagés par le régime low FODMAP sont nombreux, mais ceux qui parlent de vraie guérison soulignent un point crucial : le low FODMAP n’est pas une alimentation à vie. Les FODMAP sont des glucides fermentescibles présents dans les fruits, légumes, légumineuses, céréales, produits laitiers. Leur réduction drastique sur 4 à 8 semaines diminue la nourriture disponible pour les bactéries excédentaires du grêle, ce qui calme ballonnements et douleurs. Plusieurs personnes décrivent cette phase comme un « bouton pause » sur les symptômes, leur permettant de reprendre le travail ou une vie sociale.

La clé se situe ensuite dans la phase de réintroduction progressive. Les témoignages les plus positifs évoquent un travail guidé : un aliment à la fois, en petite quantité, sur quelques jours, tout en observant les réactions (gaz, douleurs, transit, fatigue). Cette réintroduction structurée permet de repérer les FODMAP les plus problématiques et de reconstruire peu à peu une alimentation variée sans micro-fermentation anarchique. À long terme, ces patients gardent seulement quelques restrictions ciblées (par exemple blé + oignons, ou certains fruits riches en fructose) tout en conservant un confort digestif stable.

Témoignages de guérison avec le specific carbohydrate diet (SCD) et le protocole GAPS

Certains parcours de rémission, souvent après de longues années de symptômes, mentionnent le Specific Carbohydrate Diet (SCD) ou le protocole GAPS. Ces régimes reposent sur une élimination très stricte des glucides complexes mal digérés (amidon, certains disaccharides), pour ne laisser que des glucides plus simples, facilement absorbés dans l’intestin grêle. L’idée : « affamer » les bactéries en excès en supprimant leurs substrats de fermentation. Des témoignages décrivent une réduction drastique des ballonnements en quelques semaines, puis une stabilisation du poids, un retour de l’énergie et une amélioration des troubles de l’humeur.

Ces approches restent toutefois exigeantes. Plusieurs personnes expliquent avoir tenu un SCD strict pendant 6 à 12 mois, avant de réintroduire prudemment certains amidons bien tolérés. Un point ressort clairement : sans accompagnement par un professionnel connaissant le SIBO, le risque de carences ou de sous-alimentation est réel. Les témoignages de réussite insistent donc sur l’importance d’un suivi pour adapter les portions, surveiller le poids, la ferritine, la vitamine B12, le magnésium, et éviter que la « diète de guérison » ne vire à la restriction chronique.

Stratégies alimentaires ciblées pour SIBO à méthane : réduction des amidons résistants et légumineuses

Dans le SIBO méthanogène, les récits montrent une sensibilité particulière aux amidons résistants (banane peu mûre, pomme de terre refroidie, certaines céréales complètes) et aux légumineuses (lentilles, pois chiches, haricots). Ces aliments sont excellents pour un côlon sain, mais ils nourrissent aussi les archées méthanogènes responsables de la constipation lorsque celles-ci colonisent le grêle. De nombreux patients racontent qu’une simple réduction de ces sources d’amidons résistants, combinée à un apport suffisant en légumes tolérés et en protéines, a déjà diminué significativement le temps de transit.

Une analogie revient souvent : nourrir un SIBO méthane avec trop d’amidons résistants, c’est comme donner du bois supplémentaire à un feu déjà trop vif. Les patients qui rapportent une amélioration nette évitent ainsi, au moins transitoirement, les grandes salades de lentilles froides, les plats de pâtes complètes réchauffées plusieurs fois ou les mélanges de céréales très riches en fibres fermentescibles, le temps que les traitements antimicrobiens et prokinétiques fassent leur effet.

Exemples de plans alimentaires hebdomadaires utilisés dans les témoignages de rémission complète

Pour les personnes en quête de concret, les témoignages de guérison détaillent souvent des semaines types. Voici un exemple de structure alimentaire fréquemment rapportée pendant une phase intensive de traitement SIBO :

Moment Type de repas Objectif
Matin Œufs, légumes bien cuits pauvres en FODMAP, huile d’olive Protéines + lipides faciles, peu de glucides fermentescibles
Midi Poisson ou volaille, riz blanc ou courgettes, un peu de carottes Repas complet digeste, énergie stable
Collation (si besoin) Yaourt sans lactose ou lait végétal, poignée de fruits rouges Limiter les pics glycémiques, rester dans les tolérances
Soir Soupe de légumes filtrée, viande ou tofu ferme, huile de colza Légèreté pour la nuit, soutien de la réparation intestinale

La plupart de ces plans s’inscrivent dans une logique de meal spacing : laisser 4 heures entre les repas et 12 heures de jeûne nocturne pour stimuler le complexe moteur migrant. Les témoignages insistent souvent sur ce détail : même avec des aliments adaptés, grignoter toute la journée entretient la stagnation et les fermentations du grêle.

Rôle des probiotiques, prébiotiques et symbiotiques dans les histoires de rémission du SIBO

Le sujet des probiotiques dans le SIBO divise, et les témoignages reflètent cette ambivalence. Certains patients décrivent une aggravation nette des ballonnements avec des formules multi-souches classiques, surtout au début du traitement, probablement parce que ces bactéries supplémentaires augmentent la charge fermentaire dans un intestin grêle déjà surpeuplé. À l’inverse, d’autres relatent des améliorations remarquables avec des souches ciblées : Lactobacillus reuteri DSM17938 pour la constipation et la réduction du méthane, Lactobacillus rhamnosus GG pour la perméabilité intestinale, ou encore Lactobacillus plantarum 299V pour les douleurs et spasmes.

Les témoignages de guérison durable décrivent une stratégie en plusieurs temps : d’abord, réduire la pullulation bactérienne avec antibiotiques ou plantes antimicrobiennes, ensuite seulement introduire certains probiotiques, à doses progressives, en observant finement les réactions. Côté prébiotiques, les retours sont encore plus contrastés. Des fibres comme la gomme de guar partiellement hydrolysée semblent bien tolérées et utiles dans certains cas, tandis que l’inuline ou le FOS aggravent très souvent les symptômes au stade actif du SIBO. Là encore, l’individualisation et le timing comptent plus que le produit en lui-même.

Approches fonctionnelles et intégratives : protocoles dr siebecker, dr pimentel et dr nirala jacobi

Protocole SIBO Bi-Phasic de la dr nirala jacobi : structure, phases et retours de patients

Beaucoup de témoignages citent le SIBO Bi-Phasic Diet popularisé par la Dr Nirala Jacobi. Ce protocole combine une structure alimentaire stricte en deux phases et l’utilisation progressive d’antimicrobiens naturels, puis éventuellement d’antibiotiques. La phase 1 limite fortement les glucides fermentescibles et les fibres irritantes, pour réduire rapidement les symptômes. La phase 2 réintroduit un peu plus de diversité tout en ajoutant les molécules antimicrobiennes ciblées (berbérine, origan, neem, extraits de pépins de pamplemousse, etc.).

Les patients qui rapportent une vraie rémission avec ce protocole soulignent plusieurs points : la clarté des étapes, la possibilité d’adapter les plantes en fonction de la tolérance, et la prise en compte explicite des causes (motricité, stress, adhérences, médicaments). De nombreuses personnes expliquent ainsi avoir enfin compris pourquoi les approches « antibiotiques seuls » échouaient à long terme, et comment une stratégie par couches successives (alimentation, antimicrobiens, prokinétiques, gestion du stress) avait changé la donne.

Concept d’axe intestin-cerveau dans les témoignages : gestion du stress, méditation et cohérence cardiaque

La plupart des témoignages de SIBO sévère mentionnent simultanément anxiété, troubles de l’humeur, brouillard mental, épuisement. Le lien entre intestin et cerveau n’est plus théorique : 80 à 90 % de la sérotonine est produite dans l’intestin, et les signaux via le nerf vague influencent directement le système nerveux central. Plusieurs patients décrivent l’impression de retrouver « une clarté mentale » en même temps que leurs ballonnements diminuaient. D’autres expliquent qu’une rechute de SIBO s’accompagnait quasi systématiquement d’un retour de l’angoisse ou d’un état dépressif.

Face à cela, des pratiques comme la méditation de pleine conscience, la cohérence cardiaque (3 fois 5 minutes par jour), le yoga doux ou certaines formes d’hypnose apparaissent de plus en plus dans les témoignages de guérison. Une personne raconte par exemple avoir combiné un protocole antimicrobien avec 8 semaines de programme MBSR (Mindfulness-Based Stress Reduction) et observe que ses douleurs abdominales ont chuté de 70 % avant même la fin du traitement. La prise de conscience suivante est souvent formulée ainsi : « calmer le système nerveux, c’est comme ouvrir la voie à une bonne motricité intestinale ».

Calmer l’axe intestin-cerveau par des techniques régulières de gestion du stress est souvent ce qui fait la différence entre une amélioration temporaire et une guérison stable du SIBO.

Utilisation des plantes antimicrobiennes (berbérine, origan, neem) dans les cas de guérison documentés

Un nombre croissant de témoignages mettent en avant des protocoles à base de plantes antimicrobiennes comme alternative ou complément aux antibiotiques. Une étude clinique a même montré une efficacité comparable entre certaines formules à base de berbérine, origan, thym et la rifaximine pour le SIBO hydrogène. Les patients décrivent souvent des cures de 4 à 8 semaines, avec une rotation de plantes pour éviter l’adaptation bactérienne : par exemple, 2 semaines berbérine + origan, puis 2 semaines neem + extrait de pépins de pamplemousse, le tout encadré par un professionnel.

Les retours positifs mentionnent une réduction progressive des gaz, une meilleure tolérance digestive, et moins de risques de diarrhée associée aux antibiotiques. Les limites existent aussi : certains rapportent des réactions de die-off (aggravation transitoire des symptômes, maux de tête, fatigue) nécessitant une baisse de dose, une hydratation accrue, et parfois l’ajout de liants (charbon activé, zéolite) pour tamponner les toxines libérées. Dans l’ensemble, ces approches apparaissent particulièrement utiles en cas de rechute ou lorsque les antibiotiques sont mal tolérés ou difficilement accessibles.

Combinaison de kinésithérapie viscérale, ostéopathie et traitement SIBO dans les troubles de la motricité intestinale

Un pan souvent sous-estimé des témoignages concerne les adhérences post-opératoires et les troubles mécaniques de la motricité intestinale. Après une césarienne, une appendicectomie, une chirurgie gynécologique ou digestive, l’intestin peut rester « coincé » par des brides fibreuses, ce qui perturbe le flux normal du contenu intestinal. Plusieurs patients expliquent n’avoir réellement guéri de leur SIBO chronique qu’après l’intégration de séances de kinésithérapie viscérale, d’ostéopathie ou de thérapie manuelle des fascias, combinées au protocole alimentaire et antimicrobien.

Ces techniques visent à restaurer la mobilité des anses intestinales, à libérer des tensions diaphragmatiques, et à améliorer le drainage lymphatique et veineux de l’abdomen. De manière imagée, certains praticiens expliquent que « traiter un SIBO sans libérer un intestin coincé, c’est comme essayer de désengorger une autoroute bouchée sans enlever les plots qui la barrent ». Les témoignages de baisse durable des ballonnements et des douleurs après ce type de travail corporel viennent progressivement conforter cette approche intégrative.

Lorsque l’intestin grêle est entravé par des adhérences ou des tensions profondes, aucune stratégie antibiotique ou nutritionnelle ne suffit à elle seule à stabiliser le SIBO.

Facteurs de rechute identifiés dans les témoignages : dysmotricité intestinale, hypothyroïdie, adhérences post-opératoires

En analysant les parcours de patients sur plusieurs années, trois grands facteurs de rechute apparaissent en filigrane. Le premier est la dysmotricité de l’intestin grêle, souvent liée à un dysfonctionnement du complexe moteur migrant (CMM). Après certaines gastro-entérites bactériennes, l’organisme peut développer des auto-anticorps dirigés contre les cellules nerveuses impliquées dans cette motricité (anticorps anti-vinculine). Les patients concernés décrivent une tendance aux récidives rapides dès l’arrêt des prokinétiques, ce qui impose parfois un traitement au long cours, à dose modulée.

Le deuxième facteur récurrent est l’hypothyroïdie clinique ou subclinique. Une thyroïde lente ralentit le transit, favorise la constipation et donc la stagnation des aliments dans le grêle, terrain idéal pour la pullulation bactérienne. Plusieurs personnes racontent n’avoir stabilisé leur SIBO qu’après un ajustement fin de leur traitement thyroïdien (T4 seule ou combinaison T4/T3), avec un TSH revenu dans la partie basse de la norme fonctionnelle. Le troisième facteur est celui des adhérences post-opératoires, déjà évoquées, qui font de l’intestin un véritable labyrinthe, propice aux blocages loco-régionaux et aux fermentations.

D’autres éléments de rechute reviennent fréquemment : reprise prolongée d’IPP pour un reflux mal investigué, retour à une alimentation très riche en sucres rapides et ultra-transformés, stress chronique majeur (deuil, burn-out, charge mentale persistante), diminution brutale de l’activité physique. Les témoignages de rémission durable montrent que la prévention passe autant par la surveillance de ces facteurs que par la mémoire des traitements qui ont fonctionné, afin de pouvoir réagir vite en cas de premiers signaux de déséquilibre.

Conseils issus des témoignages de guérison SIBO : hygiène de vie, gestion du stress et prévention à long terme

Les personnes en rémission durable du SIBO dégagent un ensemble de pratiques simples mais constantes. D’abord, la notion d’hygiène de vie digestive : prendre le temps de mâcher, éviter de manger sous stress intense, dîner plus tôt et plus léger, laisser l’intestin « respirer » entre les repas. Ensuit, l’intégration de routines de meal spacing (4 heures entre les repas, 12 heures de jeûne nocturne) pour entretenir le complexe moteur migrant. Beaucoup décrivent aussi une activité physique régulière – marche rapide, yoga, renforcement doux – comme un vrai « prokinétique naturel ».

Sur le plan émotionnel, les récits de guérison insistissent sur l’importance de se sentir acteur de sa santé. Comprendre le SIBO, ses causes, ses mécanismes, permet de sortir de la peur permanente de « ce que l’intestin va faire ». Les pratiques de gestion du stress (cohérence cardiaque, méditation, thérapies brèves, suivi psychologique en cas de trauma) ne sont plus perçues comme accessoires mais comme une partie intégrante de la prise en charge. Plusieurs patients expliquent qu’ils ont appris à repérer précisément quand une période de stress prolongé commençait à impacter leur digestion, et ajustent alors alimentation, sommeil et techniques de relaxation avant que le cercle vicieux ne se referme.

Enfin, un conseil revient souvent : garder une trace écrite de ce qui fonctionne – et de ce qui ne fonctionne pas – pour votre SIBO. Un journal alimentaire et symptomatique sur quelques mois, des copies de vos tests respiratoires, une liste de traitements efficaces ou mal tolérés deviennent une base précieuse. Cette mémoire permet, en cas de sensation de rechute, de réactiver rapidement un « plan de crise » déjà éprouvé : simplification alimentaire ciblée, courte cure d’antimicrobiens ou de plantes, reprise d’un prokinétique adapté, renforcement de la gestion du stress. Vous gagnez alors en autonomie et en confiance, deux éléments essentiels pour que la guérison du SIBO s’inscrive réellement dans la durée.